Les expéditions vikings, projection de puissance ou raids sans lendemain ?

8 Avr

France culture nous propose ici un podcast enregistré le 9 novembre 2010 par Pierre Bauduin, professeur à l’université de Caen. Il a été rendu possible grâce à l’IRSEM, l’institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire. Il est intéressant de voir qu’une conférence sur la projection de puissance viking ait été demandée par cette institut militaire.

Cette conférence, Les expéditions vikings, projection de puissance ou raids sans lendemain ?, a été faite dans le cadre d’une étude plus large sur les Projections de forces et de puissance, de l’Antiquité à nos jours.

Carte de l'expansion viking vers l'Amérique du Nord

Carte de l’expansion viking vers l’Amérique du Nord

La question première est de savoir si les raids étaient seulement un moyen pour les vikings de démontrer leur puissance, ou des raids avec un but précis, sans volonté d’avenir. La conférence se divise alors selon trois axes principaux pour répondre à la question en plusieurs étapes.

Pierre Bauduin commence par un préalable long pour replacer cette expansion dans le temps et dans l’espace en l’envisageant de manière synthétique. Il expose également quelques points sur l’évolution des sociétés scandinaves. Dans cette première partie, le professeur commence par nous donner une chronologie de l’expansion viking pour nous replacer dans le contexte. Ensuite, il nous rappelle quelques détails sur les sociétés scandinaves. Enfin, il finit cette partie de remise en contexte par un point sur les espaces d’expansion viking.

Dans une deuxième partie, Pierre Bauduin discute sur la notion de force et de puissance des vikings. Il part des éléments les plus simples : pour organiser une expédition il faut des ressources, il faut des bateaux, des hommes, de la logistiques, des informations. Pierre Bauduin va ici nous expliquer l’organisation des raids vikings. Par exemple, sur leurs navires : « Les vikings ont mis en place un navire maniable et rapide, capable de naviguer en haute mer et en fleuve, capable de se mouvoir à la voile ou à la rame. ».  Il insiste aussi sur l’importance du navire dans la société scandinave, et la richesse qu’il était nécessaire de mobiliser pour la construction d’une flotte. De plus, la construction et l’entretien d’un navire nécessitait un investissement considérable. Pour nous illustrer ce dernier point, Pierre Bauduin nous précise que pour la construction d’une réplique d’un bateau de Skuldelev il faut entre 9 000 et 32 000 heures de travail.

Dans une dernière partie, la question de savoir s’il s’agit de raids sans lendemain se pose dans des termes plus complexes, à partir du moment où on ne limite pas l’interrogation d’un tableau classique de la porté ou de la conséquence des assauts vikings.

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Un voyage en Islande

7 Avr

Ce site, qui est réalisé par un couple amateur, qui nous présentent des lieux où qu’ils ont visité. C’est ainsi que nous pouvons lire, avec l’appuis des écrits de Régis BOYER, l’histoire des Vikings en Islande.

En effet, nous avons un résumé des raids menés par les vikings en Europe, et la migration de ces derniers vers l’Islande, le Groenland et l’Amérique du Nord. La navigation entrant en compte pour la colonisation de ces îles, on a un descriptif des navires utilisés. On apprend par exemple que c’est le knörr qui a été utilisé pour coloniser l’Islande, le Groenland mais aussi l’Amérique du Nord.

Le site est bien construit, les propos qui se suivent sont cohérents et donnent au visiteur envie de continuer la lecture mais aussi de parcourir d’autres articles.

Ce site qui n’est pas à vocation scientifique nous donne toutefois des informations qu’on ne trouve pas sur d’autres sites, et qui complètent nos connaissances personnelles. En effet, le site nous explique avec clarté la vie des Vikings, leurs voyages, et tout cela étant basé sur une bibliographie riche et variée: à chaque fin d’articles, une sélection de source bibliographique nous sont proposés.

De plus ce site est agrémenté de photographies personnelles prises au cours des voyages des deux auteurs, ce qui donne l’impression de lire un carnet de voyage. Tout ceci rend les histoires plus réelles et plus proches du lecteur.

Les migrations vikings au Moyen Age

7 Avr

Migrations et invasions de l’Antiquité tardive à la fin du premier millénaire : affichages identitaires, intégration et transformations sociales est un texte de Anne NISSEN-JAUBERT, maître de Conférences d’Archéologie Médiévale à l’Université François Rabelais de Tours.

Les invasions en France aux IXe et Xe siècles. Issue de Larousse encyclopédie : http://www.larousse.fr/encyclopedie/image/Les_invasions_en_France_IXe-Xe_si%C3%A8cles/1011261

Les invasions en France aux IXe et Xe siècles. Issue de Larousse encyclopédie : http://www.larousse.fr/encyclopedie/image/Les_invasions_en_France_IXe-Xe_si%C3%A8cles/1011261

L’article n’aborde pas directement la navigation viking mais plutôt les conséquences des raids dans la société viking (les ascensions sociales et l’enrichissement qui les poussent à piller). L’écrit traite aussi des conséquences de ces raids dans les sociétés victimes de ces pillages. En effet, c’est peut-être la présence scandinave sur les côtes françaises et les raids  sur ces dernières qui poussent les populations initialement présentes à abandonner des installations proches des côtes. C’est également, très certainement à cause d’eux que les fortifications se développent (l’édit de Pîtres de Charles de Chauve encourage la construction de châteaux forts).

L’auteur ne nous fait pas un exposé sur les vikings, mais sur les migrations en Europe. Anne Nissen-Jaubert nous explique les caractères qui poussent des populations à migrer, et les changements dans la société dû à ces migrations.

L’article se concentre ensuite sur les preuves matérielles, c’est à dire l’archéologie funéraire, qui par ses artefacts permet d’identifier une population par rapport à une autre. A partir de là, l’article évoque les Wisigoths, Saxons ou d’autres groupes. La partie de l’article qui se rapproche donc de notre sujet se cantonne aux cinq premières pages.

Le sud de la Scandinavie : une organisation maritime et territoriale particulière

7 Avr

Carte de la Scandinavie, Source : http://commons.wikimedia.org/

Nous avons déjà évoqué les raisons qui ont poussé les vikings à organiser leurs raids mais quelle était la situation politique et géographique de la Scandinavie lorsque ces migrations ont été envisagées?

C’est le sujet que traite Anne Nissen Jaubert, professeur des universités en histoire, civilisation, archéologie et art des mondes anciens et médiévaux, dans son article « Lieux de pouvoir et voies navigables dans le sud de la Scandinavie avant 1300« . Il est disponible sur le portail de revues Persée.

Elle commence par présenter une évolution des caractéristiques techniques des bateaux nordiques en précisant les changements qui ont eu lieu. Ensuite, l’auteur aborde les voies navigables et les aménagements liés à la navigation. Elle cite en exemple les nauster qui sont des hangars à bateaux ou le port d’Haithabu. Les dispositifs de navigation sont donc ici datés et illustrés d’exemples pertinents.

Le troisième point traité est « lieux d’accostage, lieux de traite et lieux de pouvoir ». l’auteur va d’abord définir ce qu’est un lieu central en Scandinavie puis va chercher à prouver la présence d’une élite à l’époque viking.

Anne Nissen Jaubert  évoque ensuite les différences régionales et chronologiques qui pouvaient être remarquées à l’époque, au niveau de la localisation des lieux de pouvoir, de lieux de traite ou des comptoirs commerciaux. Enfin, l’article se termine par la répartition géographique et l’implantation topographique des ports et lieux centraux

C’est article est intéressant dans le cadre de notre travail car il aborde différemment le sujet des raids vikings. Ces migrations scandinaves sont traitées ici selon les caractéristiques du pays d’origine des vikings et non pas en fonction des raids en eux même.

La saga des Vikings

6 Avr

La saga des Vikings est une vidéo trouvée sur Youtube, elle a été mise en ligne le 16 septembre 2010. On a peu d’information sur elle, cependant le petit logo sur la droite de la vidéo indique qu’elle est issue d’une chaîne de télévision française consacrée à l’Histoire.

Elle a été réalisée en collaboration avec des spécialistes de constructions navales, historiens, biologistes et archéologues. Le but de celle-ci est de participer au renouvellement de l’image viking, ce qu’elle fait plutôt bien. En effet, le documentaire commence par présenter les Vikings, d’abord par les stéréotypes puis par la réalité qui est que nous ne savons que peu de choses sur ces populations. C’est depuis quelques décennies que les archéologues s’intéressent à eux.

Pour faciliter la compréhension du spectateur, le documentaire explique succinctement les méthodes de fouilles et les procédés utilisés en laboratoire pour identifier tel ou tel élément.

Le documentaire rentre ensuite dans un explicatif des expansions scandinaves faites grâce aux navires. Il les aborde à l’aide des fouilles mais aussi des écrits qui sont cités pour certains. On peut apprécier les explications d’archéologues. Les reconstitutions grandeur nature, maquettes ou encore en images de synthèses aident à comprendre les propos de ces derniers.

On a l’image de l’archéologue qui joue le rôle du détective pour reconstituer le passé. Le documentaire se concentre principalement sur les expansions vers l’ouest de l’Europe, puis de l’Islande, Groenland et Amérique du Nord. Ils abordent même l’hypothèse de leur venue au Mexique. Cependant, leur expansion en Russie n’est abordée qu’en conclusion.

Cette vidéo de 49 minutes permet d’apprécier le monde viking et ainsi de montrer qu’ils ne sont pas comme le prétendent certains écrits médiévaux des monstres sanguinaires. La qualité de la vidéo laisse supposer qu’elle date de quelques années, par conséquent les dernières fouilles ne sont pas abordés.

L’archéologie expérimentale : refaire pour comprendre

6 Avr

Reconstituer les détails grâce à une photographie de l’original. Source de l’image : http://www.osebergvikingskip.no/

Construire des navires vikings avec les techniques de l’époque, c’est le défi que s’est lancé The New Oseberg Ship Foundation.

Cette organisation officielle est enregistrée en Norvège et a réalisé une réplique du célèbre bateau tombe d’Oseberg. Cette réplique, reconstruite dans la ville de Tønsberg entrait dans le cadre d’un projet « pour la recherche et l’enseignement ».

L’archéologie expérimentale est ainsi employée pour valider les hypothèses relatives à la construction navale. Les archéologues ont donc entrepris cette réalisation pour se confronter aux problèmes qu’avaient pu rencontrer les vikings à l’époque et ainsi répondre à leurs propres questions.

L’équipe s’attache à utiliser les matières et le méthodes les plus proches possibles de celles de l’original.

Le site propose un compte-rendu illustré de l’expérimentation étape par étape. Un nouveau projet y est d’ailleurs présenté, la fondation réalise actuellement un navire Klaståd. Il ne s’agit plus cette fois d’un bateau funéraire mais d’un  navire ayant coulé dans la détroit de Klaståd aux alentours de l’an mille. Cela illustre donc la volonté de l’organisation de d’étendre leurs expérimentations.

En visitant ce site on peut donc suivre de près et soutenir ce projet, à travers des articles, actualités et vidéos.

L’Islande aussi a été une terre viking !

6 Avr

Le site toutelislande.fr est réalisé par Aurore GUILHAMET  et Claudine DESPAX, respectivement écrivaine et journaliste. Elles sont toutes deux passionnées par l’Islande et nous offrent avec ce site un voyage sans bouger de notre siège.

Le site très bien construit au premier abord, avec une présentation très claire, donne envie de parcourir les différentes pages proposées. Cependant, ce n’est pas le site en lui-même qui nous intéresse mais les pages sur l’histoire de l’Islande.  En effet, les auteurs abordent la présence des Vikings en Islande, avec Ingólfur Arnason, qui est le premier à fonder une ferme qu’il nomme Reykjavik (qui est aujourd’hui la capitale du pays).

On apprend pourquoi les Vikings viennent explorer ces terres. En effet, c’est en connaissant des résistances en Europe qu’ils décident d’explorer les mers du Nord. Mais le site n’évoque pas les moyens par lesquels ils sont arrivés bien qu’on se doute que ce soit par la navigation. Les auteurs nous font part uniquement des conséquences de ces raids.

Elles évoquent notamment la sédentarisation des Vikings en Europe de l’Est (après des siècle de relations marchandes) et la fondation de Kiev.

Tout en sachant que l’histoire d’un pays n’est pas fermée aux frontières de ce pays, on peut noter qu’on a toute une sous-partie sur les Vikings dans « histoire de l’Islande » or les cinq premiers onglets de cette dernière n’évoquent pas à un seul instant le sujet principal qui est l’Islande.

Par ailleurs, on a l’impression que les Vikings sont des êtres surhumains sans peurs et infaillibles. Les sources des auteurs semblent d’abord être issues d’écrits, et moins de sources archéologiques, ce qui est assez dommage puisqu’elles ne citent aucun sites archéologiques pouvant justifier leurs affirmations.

Contrairement, à cette image mythique, le site de Jean-François MANGIN, qui aborde le même sujet s’appuie davantage sur des sources archéologiques pour justifier ses propos. De plus, ce site aborde le sujet des navires, avec le mythique drakkar à qui il rend son nom d’origine : langskip. Cependant son site aborde que très succinctement l’Islande. Le site est de plus peut-être moins bien organisé visuellement que le site précédent.  Le contenu n’en reste pas moins passionnant.

La Gascogne, une colonie viking?

6 Avr

Situation géographique de la Gascogne, http://images.fordaq.com/

C’est une théorie pour le moins originale qui est exposée sur ce site.

L’auteur des articles est Joël Supery, qui a écrit plusieurs livres sur ce sujet.

« Des vikings sous-estimés? » Sous ce titre, il commence tout d’abord par une présentation générale des vikings où il s’attache à défaire le mythe qui leur est habituellement associé. Joël Supery émet l’hypothèse selon laquelle la Gascogne aurait été une colonie viking. Cette hypothèse est néanmoins remise en question par certains universitaires.

La question posée ici est intéressante. Elle pourrait ouvrir la voie à de nouvelles recherches sur le sujet. L’auteur regrette d’ailleurs qu’une telle étude n’ait pas encore été menée.

Le lecteur pourra  juger par lui même de la pertinence de l’argumentaire très abondant développé au fil des douze onglets de ce site.

Le Vinland

6 Avr

Le contenu de ce site est élaboré par une équipe de chercheurs, de partenaires financiers, de spécialistes en informatique et en pédagogie, de traducteurs et d’administrateurs. Les sujets sont liés aux « mystères de l’histoire canadienne », et abordent plus particulièrement la venue des Vikings en Amérique du Nord, autrement nommé le Vinland. Cette venue est confirmée depuis 1961, à travers les fouilles d’un site : l’Anse Aux Meadows.

Le Vinland, terre du vin, terre mythique, est une terre encore inconnue. Les auteurs du site, nous invitent à chercher des réponses pour peut-être résoudre le mystère du Vinland à travers l’exploitation de données archéologiques, documentaires (manuscrits médiévales et écrits plus récents) et iconographiques. On a une vision assez complète, et  très organisée (parties et sous-parties) des recherches sur les Vikings et le Vinland en Amérique du Nord. Ainsi le site aborde les différents aspects de la vie des Vikings comme leur mode de vie, leur apparence, la religion, l’économie, les femmes dans la société et la navigation viking qui a rendu possible leurs nombreux déplacements.

Site archéologique au Groenland. Issu du site Où est le Vinland

Site archéologique au Groenland. Issu du site Où est le Vinland

Les articles sont à la fois indépendant les uns des autres et liés par une volonté de communiquer les informations diverses sur ces peuples. Les auteurs veulent tracer les grandes lignes mais aussi mettre l’accent sur de quelconques anecdotes ou problèmes rencontrés par les chercheurs dans leurs études sur cette civilisation. Ils sont par ailleurs, très riche en photographie.

Ce site donne accès à un aperçu de la vie de ces explorateurs Scandinaves. En effet, on y apprend l’origine de ces peuples, que le terme de « viking » est lui-même un abus de langage, puisque le sens premier de ce mot est « pirate ». En dehors des raids, on devrait parler des Vikings comme des peuples norse (terme anglais) ou encore des Scandinaves. Cependant, le mot de Viking est tellement courant qu’il est accepté comme terme de référence.

Bien que le site soit consacré au Vinland, les auteurs donnent au lecteur un panorama large des informations qu’on a sur ces peuples scandinaves. Les informations issues en Amérique du Nord étant assez minces, ils ne travaillent pas uniquement sur les sites de cette région, mais plutôt avec ceux qu’on a en Europe, en Islande et au Groenland.

Le site aborde l’expansion viking. Sur cette page nous pouvons trouver une introduction des deux onglets suivants, qui sont des sous parties de ce sujet. On a un aperçu des régions où les vikings ont réalisé leur expansion qu’elle soit sous forme de raids, de commerces ou encore de colonisation. On apprend par exemple qu’ils ont été jusqu’en Afrique du Nord.

On nous fait d’abord un résumé assez complet des différents endroits où les Vikings ont colonisé ou pillé. Puis on aborde les facteurs qui peuvent expliquer les raisons de ces expansions. On a l’acheminement qui mène à la colonisation de l’Islande, qui fut une grande entreprise débutée en 870, puis celle du Groenland en 985, où ces peuples restent pendant plus de 450 ans. A partir du Groenland, les Scandinaves n’avaient plus une grande distance à parcourir pour atteindre les côtes de l’Amérique du Nord.

L'expansion viking, Vis-à-Vis Graphics issu du site Où est le Vinland

L’expansion viking, Vis-à-Vis Graphics issu du site Où est le Vinland

Les auteurs procèdent méthodiquement en catégorisant les régions en fonction de l’ampleur de ces colonisations. Ainsi on peut lire de longs paragraphes sur l’Islande et le Groenland. Ils émettent des hypothèses quant aux raisons probables de leur départ du Groenland

Ils nous informent également qu’ils nous ont mis en ligne des extraits de textes de l’époque médiévale et afin d’obtenir une cohérence des informations nous avons accès à des textes d’auteurs plus récents. Tout ceci est fait pour nous permettre de comprendre les raisons des expansions vikings qui sont très documentés ; autant par les textes (des témoins mais aussi des acteurs eux-mêmes) que par les vestiges archéologiques qui montrent de très grandes routes de transport et des longs déplacements (on trouve des artefacts venant Moyen Orient et Extrême Orient en Scandinavie par exemple).

On peut donc qualifier ce site de pédagogique puisqu’il a pour but de rendre les recherches accessibles à tous, mais plus particulièrement aux enseignants et aux élèves travaillant sur ce sujet.

On évoque également l’économie, les échanges les autres régions qui expliquent ces expansions. On a par exemple, l’évocation de l’ivoire de morse qui est utilisé comme monnaie d’échange pour obtenir les marchandises européennes.

Par ailleurs, les auteurs nous font part de leurs problèmes quant à la véracité de certains écrits, comme les sagas islandaises qui ont été écrits pour la plupart au onzième et treizième siècle alors que l’ère viking est de 800 à 1050.

Les auteurs abordent donc la langue, qu’ils comparent à d’autres qu’on retrouve aujourd’hui. C’est certainement ce qui a aidé à comprendre ou traduire les textes médiévaux. Partout où les Vikings vont, ils laissent des traces de leur vagabondage par des écrits. Ces derniers étant inscrits dans des matériaux durs comme la pierre, l’os, le métal pour ne pas être altérés. Les archéologues peuvent donc les retrouver. Les runes, ou écritures runiques (écritures des Scandinaves pendant l’ère viking) font donc parties des preuves de la présence Viking en Amérique du Nord. La pierre runique la plus connue étant découverte en 1898 à Kensington, au Minnesota. On retrouve aussi ces inscriptions en Europe. Cependant, les auteurs nous informent quant aux les difficultés de savoir si ces runes sont véritables ou des canulars auxquels cas peuvent mener les chercheurs en erreur.

Comme nous le savons, l’élément indispensable de cette expansion, est la navigation. Bien avant l’ère viking, les Scandinaves construisaient des bateaux. Mais c’est au cours de cette ère, qu’ils se sont de plus en plus spécialisés, les navires de grandes capacités étant primordiaux pour les entreprises de colonisation en Islande, ou le Groenland pour pouvoir survivre.

Pierre gravée de Tjängvide en Suède, Exposée au Statens Historiska Museum de Stockholm , B. Wallace, Personal Collection

Pierre gravée de Tjängvide en Suède, Exposée au Statens Historiska Museum de Stockholm , B. Wallace, Personal Collection

On apprend par exemple que : « Les progrès en techniques de navigation découlent directement de l’évolution des bateaux et de la découverte de nouvelles routes de navigation. » Sachant qu’ils n’avaient pas d’outils pour se repérer dans l’espace, les chercheurs en ont conclu qu’il leur fallait avoir une grande expérience, et un savoir-faire en navigation,  pour pouvoir arriver à destination.

S’ensuit ensuite un article sur les bateaux qui sont une source précieuse, mais ils sont aussi les sujets de sources écrites, iconographiques et surtout archéologiques. En effet, les auteurs nous apprennent beaucoup sur ces bateaux, et on peut le supposer, les informations ne sont pas uniquement dues à des descriptions mais très certainement à des expérimentations comme on peut le voir avec la photographie montrant une reconstitution d’un navire.

Reconstitution de navire viking. Issu du site Où est le Vinland

Reconstitution de navire viking. Issu du site Où est le Vinland

Ces expérimentations permettent non seulement de comprendre les procédés de construction des bateaux, mais aussi de savoir comment les vikings pouvaient faire des raids aussi rapidement (sans avoir par exemple besoin de faire demi-tour avec leur navire) ou encore comment pouvait se dérouler une traversée de mer à bord de ces bateaux.

Etant très agréable, on se perd facilement mais aussi volontiers dans ce site, qui permet de fil en aiguille d’acquérir une connaissance sur les Vikings. Ces derniers gardent encore de nombreux mystères. Les articles sont bien faits, le seul point négatif que l’on peut noter est que les images sont à la fin de la plupart des articles. Or il aurait été intéressant de les avoir aux moments où les auteurs les abordent, de plus il n’y a pas de légende pour les comprendre.

Cependant, chaque page est faite dans un but précis.  Celui-ci n’est pas seulement de nous raconter l’histoire du Vinland, mais de nous pousser à faire de plus amples recherches, on le voit au discours employé qui nous interpelle, nous envoie lire les extraits de livres de la  bibliographie utilisée qu’on retrouve à la fin de chaque article. Les auteurs nous amènent donc à nous questionner et ne pas faire une simple lecture passive.

Le port de Haithabu: centre commercial déterminant

6 Avr

Nous allons maintenant vous présenter le site archéologique de Haithabu (aussi appelé Hedeby), qui se situe au Danemark. Il s’agit en fait d’un port viking qui fut très important dans le développement du commerce en mer du Nord. La localité est située au fond d’un « fjord » de plaine, sans falaises, situé sur la côte baltique du Slesvig. L’écrit que nous allons vous présenter tient ses informations d’un livre de Herbert Jankuhn, archéologue allemand: Haithabu, Ein Handelsplatz der Wikingerzeit, Wachholtz Verlag, Neumünster, 1986. Cependant, Jankuhn supportait le parti nazi, et il était celui qui dirigeait la majorité des recherches archéologiques menées par l’institut et les nazis, dans le but de prouver la validité de leur théorie sur la supériorité raciale. Il faut donc savoir faire la part des choses, et comprendre que ses écrits ne peuvent pas être considéré comme la réalité pure.

Position du port de Haithabu (Hedeby)

Position du port de Haithabu (Hedeby)

L’article nous explique l’histoire du commerce européen avant les vikings, et nous pose le contexte du développement du phénomène viking au début du VIIIe siècle. L’auteur de l’article nous rappelle qu’il y a eu un commerce germano-romain important, en grande partie possible grâce à la navigation fluviale.

L’auteur introduit alors le port de Haithabu, et nous explique le rôle crucial qu’il a joué dans le commerce de la Baltique. De plus, il nous permet de comprendre l’importance de la navigation fluviale pour le développement de ce commerce. Il nous fait ensuite un historique du port: de sa mise en place, en passant par son apogée, jusqu’à son déclin en l’an 1000, lorsque la région perd sa place stratégique.

Plan de Haithabu (Hedeby)

Plan de Haithabu (Hedeby)

L’étude du port de Haithabu a aussi permit de comprendre le fonctionnement d’un port viking: habitation, entrepôt, monnaie d’échange… De plus, plusieurs navires ont été retrouvés, et étudiés. Le ville était entourée d’un rempart de terre, et le port par une palissade de bois dans le but de repousser les attaques. La ville abritait des ateliers d’artisans, qui exportaient leurs productions. Un important commerce d’esclave était mené dans la ville. On a aussi beaucoup de sources écrites qui nous donnent des informations, comme par exemple que Haithabu était la ville la plus peuplée de Scandinavie.

Reconstitution du port de Haithabu (Hedeby)

Reconstitution du port de Haithabu (Hedeby)

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